Lyon l’internationale, le magazine d’ONLYLYON sur TLM
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Dans « LYON L’INTERNATIONALE » découvrez en 3 minutes tous les talents, qui font de Lyon l’une des villes les plus attractives d’Europe : culture, Sciences, Technologies, Art de vivre…
Découvrez le dernier reportage consacré aux sciences de la vie :
A voir, les reportages précédents consacrés à :
La gastronomie
Lyon, métropole attractive
La filière image en Rhône-Alpes
La démarche ONLYLYON
Lyon l’internationale, le magazine d’ONLYLYON sur TLM
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Découvrez LYON L’INTERNATIONALE, le magazine d’ONLYLYON sur TLM !
Découvrez le premier reportage sur ONLYLYON, la marque de promotion de Lyon à l’international.
Blogueur lyonnais, qui es-tu ? Questions à… Romain Blachier
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Certains blogueurs sont un peu plus écoutés que d’autres. Ils ont des choses à dire aussi sur des sujets autres que leur thématique de prédilection. En 2010, nous les avions interrogés sur leur vision du marketing territorial, aujourd’hui nous avons décidé de nous pencher sur les blogueurs lyonnais, et de les faire se prêter au jeu avec quelques questions sur un sujet qu’ils connaissent forcément bien… Lyon, bien sûr ! Pour ce cinquième volet de la série « Blogueur lyonnais, qui es-tu ? », c’est le blogueur (et Ambassadeur ONLYLYON) Romain Blachier du blog Lyonnitudes(s) qui s’y colle !
Pour ceux qui ne le connaitraient pas déjà, Romain Blachier a des activités diverses : Adjoint à l’Economie, au Commerce et à l’Artisanat de Lyon 7e, il est également cadre dans un grand groupe et consultant et formateur en communication web. Il tient deux blogs, www.romainblachier.fr, politique et généraliste et www.lyon-7.fr, centré sur son quartier.
Es-tu Lyonnais d’origine ou d’adoption ?
Mes deux parents sont lyonnais, je suis né à Lyon également. Mais j’ai beaucoup vécu à l’étranger !
Aujourd’hui, estimes-tu bien connaître la ville ?
C’est une ville qui surprend chaque jour. Un peu comme une personnalité complexe, on peut la connaitre depuis des années et la redécouvrir quotidiennement. J’ai toujours de l’amour pour elle mais elle me lasse des fois.
Comment la définirais-tu en quelques mots ?
Dynamique, rigide, vivante, surprenante, diverse, mélangée.
Tu es plus qu’impliqué dans la vie locale, par tes fonctions. Comment vois-tu l’évolution de la ville ces dernières années ? Dans les années à venir ?
Je pense que le temps des fonctionnements par vieux réseaux se termine et que de nouvelles formes de sociabilité évoluent. Auparavant Lyon était une ville où il fallait faire partie de telle ou telle famille, sortir de telle ou telle école pour faire partie des cercles restreints qui vivaient entre eux. Aujourd’hui, l’arrivée de la centre-gauche et de la société civile aux manettes en 2001 a symbolisé cela, les manières de réussir la ville se sont largement diversifiées, la sociabilité aussi, les lieux où vivre Lyon aussi. Avant tu avais les mêmes potes à 67 ans qu’au collège.
Quelles sont tes sources d’information principales sur les actualités lyonnaises, sur le Web ou ailleurs ?
Je suis un gros lecteur de la presse locale, dans toute sa diversité politique. Je lis bien sûr les blogs locaux d’actus, politiques, sociaux, culturels, loisirs.
Quels sont pour toi les atouts de Lyon les plus valorisants pour l’image de la ville ? Ceux que tu mets le plus volontiers en avant quand tu dois « vendre » Lyon ?
Son dynamisme, son ouverture internationale, sa culture. J’ai été surpris en rencontrant des officiels à Taïwan du fait que beaucoup d’entre eux avaient entendu parler de la ville.
Si tu invitais des amis à venir à Lyon à l’occasion d’un évènement local, lequel serait-ce ?
Ça dépend des copains. Il y a quand même pas mal de trucs entre La fête des lumières, les Nuits Sonores… après le mieux c’est pour un événement que j’aurais monté moi-même.
Je ne te demanderai même pas quel quartier de Lyon (ou de l’agglomération) représente pour toi le mieux l’identité de la ville, la réponse est évidente. Mais pourquoi le 7ème, alors ? Objectivement ?
Parce que j’y suis né, que c’est un quartier divers, ouvert, un village. Comme partout il y a des gens biens et des cons mais la chaleur humaine y résonne plus fort qu’ailleurs. J’aime essayer, avec mes modestes moyens, de faire encore progresser le quartier, qui est d’un fort dynamisme économique. Vous savez que c’est l’endroit le plus recherché de Lyon pour y vivre ?
Tu es Ambassadeur ONLYLYON, tu relayes le widget ONLYLYON sur ton blog : pourquoi avoir fait ces choix ? Que t’apporte ta participation à ce réseau ?
Je fais ça pour porter le maillot de la ville et défendre les couleurs.
Cette interview vous a plu ?
Retrouvez Romain Blachier sur son blog, Lyonnitude(s)
Questions à Nicolas Millet, directeur des Stratégies Territoriales et Aménagement du Territoire de la CCI de Lyon
Nicolas Millet est à la tête de la direction des Stratégies Territoriales et Aménagement du Territoire de la CCI de Lyon. C’est un spécialiste des questions d’aménagement, de marketing territorial et des projets de développement de Lyon sur le long terme. En effet, son métier est aussi d’envisager, de proposer et de discuter avec les institutions et acteurs lyonnais et de la région des scénarios de construction des infrastructures de demain pour le territoire lyonnais. L’enjeu étant de continuer à faire de Lyon une ville européenne de premier plan !
M. Millet, quelle place occupe la ville de Lyon dans votre métier ?
Sur l’aspect territorial, c’est mon objet et sujet de travail. On peut découper la ville en trois niveaux de territoires. En premier la métropole, en second les sites économiques d’intérêt métropolitain qu’on appelle aussi les Centralités, en troisième, Les zones d’activités.
Je vois Lyon dans mon métier en matière d’aménagement dans sa capacité à offrir des ressources territoriales aux entreprises et en premier lieu du foncier économique pertinent par sa taille et son accessibilité. Aujourd’hui on est dans une réflexion sur la densification : Part-Dieu, Confluence, Vaise sont des quartiers qui se sont densifiés. Lyon c’est aussi une ville qui s’affiche parmi des villes capitales ou des villes européennes de renom. Rappelons que Lyon est 19ème au classement Cushman & Wakefield, le classement des 36 villes européennes les plus attractives. C’est une ville qui compte en Europe!
Dans la mesure où Lyon ne dispose pas de façade maritime, à l’image de plusieurs de ces concurrentes, ce qui est important à Lyon, c’est de disposer des 4 modes de transport (aérien, fluvial, routier, ferré) avec encore quelques marches à gravir pour améliorer leur intermodalité.
Pour l’aérien : c’est un travail qui n’est pas si simple comme le montre la liaison transatlantique qui a été mise en place et suspendue plusieurs fois. L’aller marche bien c’est le retour qui pose problème. Des USA, on atterrit à Londres, Francfort, Amsterdam et Paris et pas encore suffisamment à Lyon. L’aérien est un gros enjeu pour Lyon et il reste encore des marges de progrès. Il existe un autre grand enjeu également sur la desserte TGV à l’aéroport. Pour l’instant, 4% des TGV s’arrêtent à Saint-Exupéry et il en faudrait 25% au moins. Ce sont des marges de progression pour Lyon. Un développement est en cours sur une liaison par fret entre les aéroports de Londres, Amsterdam, Liège et Lyon (projet Carex). C’est un enjeu majeur pour développer des projets qui s’appuient sur les liaisons européennes et pour rendre Lyon encore plus compétitive !
Le fluvial est plutôt hésitant à Lyon. En ce qui concerne le routier, on n’a pas de boulevard circulaire, on attend le TOP (Tronçon Ouest Périphérique) qui est prévu dans le long terme. On attend également à plus long terme encore la « rulienne », c’est-à-dire la « francilienne » de la région lyonnaise. Voilà un autre cap à franchir pour donner à notre métropole sa dimension européenne .
Le 4ème mode est le mode ferré, que ce soit pour les voyageurs ou le fret. Le tracé du tronçon sud du TGV Rhin Rhône n’est pas encore arrêté. Le travail est en cours. Le tronçon nord est quant à lui, en travaux et devrait être livré en 2012. Il faudrait que « l’autoroute ferroviaire » entre Perpignan et Le Luxembourg (qu’on appelle le Bettemboug) s’arrête en région lyonnaise car un des atouts de Lyon c’est de disposer de ces 4 modes de transport et de les utiliser pour éviter la fonction de simple transit pour mettre en avant la valorisation des marchandises à chaque arrêt de train fret !
Prenons un exemple avec le Port Edouard Herriot : quand on a une rupture de charge, c’est-à-dire que vous avez d’un côté un produit qui arrive en camion ou en train (par exemple du ciment) et vous avez, de l’autre du sable qui arrive par barge : on fabrique du bêton à l’endroit où arrivent ces 2 matières premières. J’ai de la route, du fluvial, je fabrique du bêton « à la rupture de charge » c’est-à-dire qu’on transfert et qu’on transforme au même moment ! C’est valable pour de nombreux domaines et c’est grâce à cela que le territoire participe à la création de valeur et donc d’emplois ! C’est ce genre d’opérations applicables à tous les domaines qu’il faudrait développer sur d’autres sites, car cet atout de l’inter-modalité est important et c’est un facteur d’attractivité de Lyon.
Le marketing territorial se fonde pour moi sur le software (Recherche et développement, Innovation…), le hardware (le foncier, les infrastructures…) et le orgware (l’existence de réseaux, de pôles de compétitivité, le transfert de technologies…). Le marketing territorial, c’est l’identification et la combinaison de ces trois ressources. Par exemple, l’aéroport Saint-Exupéry, c’est du hardware et le quartier d’affaires de la Part-Dieu, du software, les clubs d’entreprises, du orgware.
Que diriez-vous en quelques mots à une entreprise pour la convaincre de s’implanter à Lyon ?
Je vais vous donner quelques chiffres : Lyon est la 373ème agglomération sur le plan démographique mais elle est classée entre 95 et 100ème sur le plan des universités. Lyon a une force universitaire importante permettant de trouver des compétences, former des cadres, faire des transferts d’innovation ! C’est un élément qui tire Lyon vers le haut car il existe une main d’œuvre qualifiée dans de nombreux domaines.
De fait, il existe une spécialisation large à Lyon : de la sous-traitance, de la métallurgie, de la pétrochimie (ce qu’on appelle des industries mères), la chimie, l’informatique, l’électrique, le BTP… ce sont de véritables atouts.
En termes d’affaires, Lyon dispose d’un bon centre d’exposition, Eurexpo, avec 110 000 m2, récemment agrandi !
Selon vous, quelle ville en France ou en Europe a ou a eu un développement urbain ou une politique d’aménagement territorial particulièrement remarquable ?
Barcelone, Manchester, Turin, Birmingham… Lyon aurait la capacité de devenir une learning city comme Singapour et Boston qui se sont positionnées comme telles. Lyon c’est 135 000 étudiants. A titre de comparaison, Aix-Marseille, c’est 85 000 étudiants.
Quel est votre quartier préféré de Lyon ?
La Croix-Rousse car j’y habite. Ce quartier possède une vraie mixité de fonctions et de peuplement, ce n’est pas un quartier passant. Il existe une vie de quartier, une histoire qui a su privilégier l’innovation architecturale, sociale (le commerce véridique et sociétaire – première coopérative en 1835) et culturelle.



