Quelle est l’image de Lyon à l’étranger ?

Qualité de vie, culture et patrimoine, gastronomie, dynamisme économique… que pense-t-on de Lyon à l’étranger ? Intéressons-nous aujourd’hui à l’image de Lyon dans la presse étrangère et voyons ce que l’on retient de la ville en dehors de l’hexagone.

Plusieurs évènements lyonnais attirent chaque année de nombreux touristes notamment étrangers. La Fête des Lumières est bien sûr l’un des évènements offrant à la ville un rayonnement international et fait bien souvent l’objet d’articles dans la presse étrangère. Ainsi cette année, Dailymail et le Telegraph ont consacré un article et une vidéo à cet « extraordinaire festival de lumière ».
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L’intérêt des visiteurs étranger découvrant Lyon se porte largement vers la gastronomie lyonnaise. La ville est auréolée du titre de capitale de la gastronomie. Le journal britannique Dailymail a d’ailleurs publié en mars un article conséquent consacré à la gastronomie lyonnaise. La cuisine traditionnelle lyonnaise, au travers des bouchons, est à l’honneur dans cet article mais aussi la cuisine contemporaine qui, selon le journal britannique, n’a rien à envier à Paris, Londres ou New York. A ce titre, notons que l’association « Les toques blanches lyonnaises » réunissant une centaine de chefs de Lyon et de la région Rhône Alpes, se charge notamment de faire vivre l’image culinaire de la ville en France et à l’étranger.

MailONLINE1 Quelle est limage de Lyon à létranger ?

Lyon est également appréciée des hommes d’affaires. Le mois dernier, le Wall Street Journal a consacré un article à ce sujet indiquant des bons plans hébergement, gastronomie et after-work pour les businessmen de passage à Lyon. Deuxième plus grand acteur économique après Paris, elle est un point de chute idéal pour se rendre dans différentes villes européennes. Idéalement située et à 2 h de Paris, Lyon est perçue comme une ville dynamique, moins stressante que la capitale et de taille plus abordable pour organiser des réunions d’affaires associées à des visites culturelles ou du shopping.

Les lieux touristiques incontournables (Fourvière, Parc de la Tête d’Or, Vieux Lyon…) retiennent bien sûr aussi l’attention de nos amis étrangers mais leur regard se porte aussi sur l’atmosphère dégagée par Lyon, qualifiée de ville « romantique » où il fait bon vivre.

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A voir, les reportages précédents consacrés à :

La gastronomie

Lyon, métropole attractive

La filière image en Rhône-Alpes

La démarche ONLYLYON

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Lyon, métropole attractive

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Questions à Nicolas Millet, directeur des Stratégies Territoriales et Aménagement du Territoire de la CCI de Lyon

le 10 janvier 2011 par · Commenter
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Nicolas Millet est à la tête de la direction des Stratégies Territoriales et Aménagement du Territoire de la CCI de Lyon. C’est un spécialiste des questions d’aménagement, de marketing territorial et des projets de développement de Lyon sur le long terme. En effet, son métier est aussi d’envisager, de proposer et de discuter avec les institutions et acteurs lyonnais et de la région des scénarios de construction des infrastructures de demain pour le territoire lyonnais. L’enjeu étant de continuer à faire de Lyon une ville européenne de premier plan !

M. Millet, quelle place occupe la ville de Lyon dans votre métier ?

Sur l’aspect territorial, c’est mon objet et sujet de travail. On peut découper la ville en trois niveaux de territoires. En premier la métropole, en second les sites économiques d’intérêt métropolitain qu’on appelle aussi les Centralités, en troisième, Les zones d’activités.
Je vois Lyon dans mon métier en matière d’aménagement dans sa capacité à offrir des ressources territoriales aux entreprises et en premier lieu du foncier économique pertinent par sa taille et son accessibilité. Aujourd’hui on est dans une réflexion sur la densification :  Part-Dieu, Confluence, Vaise  sont des quartiers qui se sont densifiés. Lyon c’est aussi une ville qui s’affiche  parmi des villes capitales ou des villes européennes de renom. Rappelons que Lyon est 19ème au classement Cushman & Wakefield, le classement des 36 villes européennes les plus attractives. C’est une ville qui compte en Europe!

Dans la mesure où Lyon ne dispose pas de façade maritime, à l’image  de plusieurs de ces concurrentes, ce qui est important à Lyon, c’est de disposer des 4 modes de transport (aérien, fluvial, routier, ferré) avec  encore quelques marches à gravir pour  améliorer leur intermodalité.

aeroport 497 172 credit Balloide photo Questions à Nicolas Millet, directeur des Stratégies Territoriales et Aménagement du Territoire de la CCI de Lyon

Aéroport de Lyon Saint Exupéry - Crédit Balloide Photo

Pour l’aérien : c’est un travail qui n’est pas si simple comme le montre la liaison transatlantique qui a été mise en place et suspendue plusieurs fois. L’aller marche bien c’est le retour qui pose problème. Des USA, on atterrit à Londres, Francfort, Amsterdam et Paris et pas encore suffisamment à Lyon. L’aérien est un gros enjeu pour Lyon et il reste encore des marges de progrès.  Il existe  un autre grand enjeu également sur la desserte TGV à l’aéroport. Pour l’instant, 4% des TGV s’arrêtent à Saint-Exupéry et il en faudrait 25% au moins. Ce sont des marges de progression pour Lyon. Un développement est en  cours  sur une liaison par fret entre les aéroports de Londres, Amsterdam, Liège et Lyon (projet Carex). C’est un enjeu majeur pour développer des projets qui s’appuient sur les liaisons européennes et pour rendre Lyon encore plus compétitive !

Le fluvial est plutôt hésitant à Lyon. En ce qui concerne le routier, on n’a pas de boulevard circulaire, on attend le TOP (Tronçon Ouest Périphérique) qui est prévu dans le long terme. On attend également à plus long terme encore la « rulienne », c’est-à-dire la « francilienne » de la région lyonnaise. Voilà un autre cap à franchir pour donner à notre métropole sa dimension européenne .

Le 4ème mode est le mode ferré, que ce soit pour les voyageurs ou le fret. Le tracé du tronçon sud du TGV Rhin Rhône n’est pas encore arrêté. Le travail est en cours. Le tronçon nord est quant à lui, en travaux et devrait être livré en 2012. Il faudrait que « l’autoroute ferroviaire » entre Perpignan et Le Luxembourg (qu’on appelle le Bettemboug) s’arrête en région lyonnaise car un des atouts de Lyon c’est de disposer de ces 4 modes de transport et de les utiliser pour éviter la fonction de simple transit pour mettre en avant la valorisation des marchandises à chaque arrêt de train fret !
Prenons un exemple avec  le Port Edouard Herriot : quand on a une rupture de charge, c’est-à-dire que  vous avez d’un côté un produit qui arrive en camion ou en train (par exemple du ciment) et vous avez, de l’autre du sable qui arrive par barge : on fabrique du bêton à l’endroit où arrivent ces 2 matières premières. J’ai de la route, du fluvial, je fabrique du bêton «  à la rupture de charge » c’est-à-dire qu’on transfert et qu’on transforme au même moment ! C’est valable pour de nombreux domaines et c’est grâce à cela que le territoire participe à la création de valeur et donc d’emplois ! C’est ce genre d’opérations applicables à tous les domaines qu’il faudrait développer sur d’autres sites, car cet atout de l’inter-modalité est important et c’est un facteur d’attractivité de Lyon.

Le marketing territorial se fonde pour moi sur le software (Recherche et développement, Innovation…), le hardware (le foncier, les infrastructures…) et le orgware (l’existence de réseaux, de pôles de compétitivité, le transfert de technologies…). Le marketing territorial, c’est l’identification et la combinaison de ces trois ressources. Par exemple, l’aéroport Saint-Exupéry, c’est du hardware et le quartier d’affaires de la Part-Dieu, du software, les clubs d’entreprises, du orgware.

Que diriez-vous en quelques mots à une entreprise pour la convaincre de s’implanter à Lyon ?

Je vais vous donner quelques chiffres : Lyon est la 373ème  agglomération sur le plan démographique mais elle est classée entre 95 et 100ème  sur le plan des universités. Lyon a une force universitaire importante permettant de trouver des compétences, former des cadres, faire des transferts d’innovation !  C’est un élément qui tire Lyon vers le haut car il existe  une main d’œuvre qualifiée dans de nombreux domaines.
De fait, il existe  une spécialisation large à Lyon : de la sous-traitance, de la métallurgie, de la pétrochimie (ce qu’on appelle des industries mères), la chimie, l’informatique, l’électrique, le BTP… ce sont de véritables atouts.
En termes  d’affaires, Lyon dispose d’un bon centre d’exposition, Eurexpo, avec 110 000 m2, récemment agrandi !

Selon vous, quelle ville en France ou en Europe a ou a eu un développement urbain ou une politique d’aménagement territorial particulièrement remarquable ?

Barcelone, Manchester, Turin, Birmingham… Lyon aurait la capacité de devenir une learning city comme Singapour et Boston qui se sont positionnées comme telles. Lyon c’est 135 000 étudiants. A titre de comparaison, Aix-Marseille, c’est 85 000 étudiants.

ONLYLYON Etudiant 491 Questions à Nicolas Millet, directeur des Stratégies Territoriales et Aménagement du Territoire de la CCI de Lyon

Quel est votre quartier préféré de Lyon ?

La Croix-Rousse car j’y habite. Ce quartier possède une vraie mixité de fonctions et de peuplement, ce n’est pas un quartier passant. Il existe une vie de quartier, une histoire qui a su privilégier l’innovation architecturale, sociale (le commerce véridique et sociétaire – première coopérative en 1835) et culturelle.

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